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L’enseignement du japonais à l’Université de Toulouse-le Mirail (UTM) a débuté en 1985 à l’inititiative du Doyen Jean Froidure avec la création d’un Diplôme universitaire d’études pratiques de japonais (DU). Il s’agissait d’un diplôme d’initiation et de perfectionnement offert trois années consécutives à titre complémentaire aux étudiants de n’importe quelle discipline, ainsi qu’à des salariés.

Fort du succès rencontré par la mise en place de cet enseignement qui a, certaines années, attiré plus de 300 étudiants, le Conseil d’administration de l’UTM a autorisé, dès octobre 1990, le Département des Langues étrangères appliquées (LEA) à ajouter le japonais aux sept langues étrangères proposées aux étudiants du DEUG LEA. Cette initiative s’insérait alors dans une stratégie globale du développement de l’enseignement du japonais dans la région toulousaine dont un autre aboutissement fut la création du japonais 3e langue au Lycée Ozenne, seul lycée de Midi-Pyrénées où un tel enseignement existe - enseignement étendu par la suite aux BTS de Commerce international et de Secrétariat trilingue.
En 1991, le ministère de l’Education a accordé les habilitations pour la licence et la maîtrise LEA anglais-japonais (mises en place respectivement à partir des rentrées 1992 et 1993), ainsi que pour une option "Commerce avec le Japon" du DESS LEA de "Commerce international (DESS CI)" mise en place à partir de la rentrée 1994.

A la rentrée 1997, un Diplôme universitaire d’études pratiques de langues (DUEPL) a été ouvert dans le cadre de la formation continue en remplacement du DU.
A la rentrée 1999, le ministère de l’Education a accordé l’habilitation pour un DEUG de Langue, littérature et civilisation japonaises (DEUG LLCE) qui a été aussitôt ouvert et a connu dès sa première année un franc succès auprès des étudiants.
A la rentrée 2000, les étudiants ont pu commencer également à choisir le japonais comme langue majeure du DESS LEA de Techniques de la traduction (DESS TT) et du Diplôme de guide interprète (DGIN). En intégrant le japonais à ces deux formations professionnalisantes, la section de japonais et l’UTM continuent ainsi de poursuivre un de leurs objectifs initiaux majeurs, à savoir élargir l’éventail des débouchés professionnels offerts aux étudiants de cette discipline.
Enfin, à la rentrée 2004 a été ouverte la Licence LLCE de japonais. Cette création préfigurait l'offre de formation LMD mise en place depuis la rentrée 2005 avec, outre l'ouverture du niveau Licence (en trois ans), celle du niveau Master LLCE spécialité études japonaises en cohabilitation avec l'Université de Lyon III.
Les étudiants inscrits en japonais à l'UTM dans l'un ou l'autre de ces diplômes - plus de 400 aujourd'hui, et dont le nombre est en constante augmentation - peuvent ainsi dorénavant, qu'ils choisissent la filière LLCE ou LEA, mener l'intégralité de leurs études à l'UTM de la première année de Licence jusqu'au Doctorat pour la filière LLCE (Bac +3, +5, +8) ou jusqu'aux Master professionnels pour la filière LEA (Bac +3, +5).

Le dispositif pédagogique proposé aux étudiants est complété par une bibliothèque de japonais créée en 1992 par une bibliothècaire attitrée, Françoise Duprat, et aujourd'hui gérée par Maï Koyama. Depuis sa création, le fonds documentaire japonais est en constante augmentation par achats et dons divers, et la bibliothèque possède actuellement plus de 4500 ouvrages en français, japonais et anglais parmi lesquels figurent encyclopédies, dictionnaires et collections anciennes. Avec, en outre, une trentaine de revues et journaux, également en français, japonais et anglais, ce fonds offre aux enseignants, étudiants et chercheurs (y compris ceux des autres disciplines : histoire, littérature comparée, etc.) une documentation abondante dans une grande variété de domaines. Plusieurs postes informatiques permettant la consultation de CD-Rom japonais, ainsi que la recherche sur internet et le traitement de texte en japonais sont également à la disposition des étudiants et des enseignants-chercheurs, en libre accès, dans le cadre de la bibliothèque.
L’Association étudiante Ôkin pour les échanges entre étudiants japonais et français, domiciliée sur le campus, et très active, propose de son côté des cours de calligraphie aux étudiants intéressés et possède une bonne vidéothèque et audiothèque concernant le Japon. Elle organise régulièrement des séances vidéo et des expositions sur le Japon et facilite la mise en contact entre étudiants toulousains et jeunes japonais étudiant dans les différentes universités ou écoles de la ville.
L’équipe pédagogique de la section de japonais est aujourd’hui composée d’un professeur, de trois maîtres de conférences, d’un professeur agrégé, de deux lecteurs, d'un Ater et de chargés de cours. Le Département de Japonais a été créé en 1993 au sein de l’UFR des langues étrangères et a été dirigé jusqu’en 1998 par Yves-Marie Allioux. Il est devenu section en 1999 après la restructuration interne de l’UTM.
Le département puis la section de japonais ont bénéficié durant toute cette période de l’aide constante de la Fondation du Japon (financement d’un poste sur trois ans, matériel pédagogique, dotation pour la bibliothèque, financement de conférences, etc.) et de la Fondation pour l’étude de la langue et de la civilisation japonaises agissant sous l’égide de la Fondation de France (collection d’ouvrages, dotation pour l’achat de matériel informatique, etc.).
A côté des enseignements dispensés dans le cadre des diplômes délivrés, le département de japonais s’est efforcé d’organiser chaque année différentes conférences qui ont attiré à Toulouse quelques-uns des meilleurs spécialistes français du Japon, ainsi qu’un nombre important de chercheurs japonais de passage en France.
Des actions communes ont également été organisées tant avec les autres composantes de l’université (musique, littérature comparée, géographie, CIAM, etc.) qu’avec des organismes extérieurs à l’université comme la librairie Ombres blanches ou l’Association des amis du musée Georges Labit, un globe-trotter toulousain de la fin du XIXe siècle qui a rassemblé une collection intéressante d’art japonais aujourd’hui présentée dans le musée qui porte son nom.

La section participe à et

La recherche n’est pas absente des préoccupations de la section de japonais puisque, depuis 1997, celle-ci, au travers de l’Association Daruma et avec l’aide des Editions Philippe Picquier, publie Daruma, une revue internationale consacrée aux études japonaises. Constatant le rôle majeur joué par le Japon dans le renouvellement des sciences sociales qui place les études japonaises au coeur des problématiques qui s’élaborent actuellement dans les sciences humaines ainsi que le développement important des centres d’enseignement de la civilisation et de la langue japonaises et la multiplication des travaux universitaires et des traductions concernant le domaine japonais, il nous est en effet apparu nécessaire de créer un relais supplémentaire pour la diffusion des informations et des idées. Ainsi est né en 1997 le pari, un peu fou, de créer en province une revue d’études japonaises qui se veut un lieu de rencontre et de dialogue entre les japonisants français ou étrangers et le public cultivé s’intéressant au Japon par goût, ou professionnellement, ainsi qu’entre les japonisants et les chercheurs d’autres domaines s’intéressant au Japon comme partie de leurs propres recherches, ou comme point de comparaison éclairant. Cette revue a été voulue comme un lieu ouvert au comparatisme et aux études interdisciplinaires sous toutes leurs formes, à des contributions qui, tout en respectant les normes de qualité scientifique, se fassent le reflet de recherches plus personnelles, plus engagées, à des études et recherches prenant en compte les traditions et potentialités régionales, les processus de régionalisation et de décentralisation, aux japonologies étrangères, et particulièrement à la japonologie anglo-saxonne, très importante et très peu relayée en France.
Pour compléter leur cursus, la section de japonais s’efforce chaque année d’aider un maximum d’étudiants, si possible pourvus d'une Master, voire d'une Licence, à partir au Japon, soit en tant que lecteur ou étudiant dans le cadre des différentes conventions que l’UTM a signées avec plusieurs universités japonaises (universités Chûô (Tôkyô), d’Ôsaka gaidai (Ôsaka), des Ryûkyû (Okinawa), de Hiroshima, Ritsumeikan (Kyôto) et ICU (Tôkyô)), soit dans celui, plus professionnel, de stages en entreprise (inclus dans la formation LEA) ou du programme JET.
Ainsi, plus de 20 ans après sa création sous forme d'un simple DU, l'enseignement du japonais à l'UTM aura connu un développement régulier qui, avec aujourd'hui une offre de formation complète en LLCE et en LEA, lui permet d'occuper une très bonne place dans le paysage universitaire français.

Christian Galan
Section de japonais de l’Université de Toulouse-le Mirail, janvier 2009.

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